[#17] Sophie - "I quit l’idée d’une carrière en politiques publiques pour fonder Le Paris de Sophie"


J’ai fait des études d’Histoire et de Sciences Politiques à la Sorbonne. J’ai suivi un Double Diplôme qui exigeait beaucoup de travail. Dès 18 ans, ma vie était très cadrée. Mais j’ai toujours aimé m’organiser, et aujourd’hui, ça m’est très utile ! Après 6 mois à Stockholm, j’ai obtenu un Master 1 de Sciences politiques à la Sorbonne. J’ai alors ressenti le besoin de découvrir autre chose, et suis donc allée à Dauphine, en Sciences sociales.


J’y ai obtenu un Master 2 Politiques Publiques et Opinions, et décroché un stage au sein d’une Fondation culturelle qui venait en aide aux enfants défavorisés. Mes études ont été très axées sociologie, et j’ai développé un intérêt particulier pour les questions d’éducation, l’école comme tremplin ou frein... Mais le fait est que je n’étais pas médiatrice culturelle, donc les enfants, je ne les voyais pas !

En plus, je me suis retrouvée à gérer des tâches pour lesquelles je n’avais aucune expertise à l’époque - comme la comptabilité ! - ce qui a été une énorme source de stress.

Mon stage s’est transformé en CDD. Dès le premier jour, j’ai eu une stagiaire sous ma responsabilité… Je me suis posé beaucoup de questions sur moi, ma capacité à manager. En même temps, à 23 ans, qui sait

manager ?

Quelques mois plus tard, ma Manager m’a convoquée. Elle a remis en question l’ensemble de mon travail, mais surtout, elle m’a attaquée personnellement. En un an là-bas, mon stress a été si intense qu’il a eu des conséquences sur ma santé psychologique ET physique ! Très vite, j’ai décidé de prendre du recul sur tout ça, et de partir 4 mois en Amérique Latine.

Pendant ce voyage, j’étais seule la plupart du temps, et j’ai donc pu énormément me questionner. J’ai alors repensé à un voyage que j’avais fait à New-York quelques mois plus tôt : je passais les journées seule à arpenter la ville, et le soir, je rejoignais un ami à qui je racontais tout ce que j’avais vu et appris avec une grande excitation… Je me suis alors dit que j’aimerais faire ça à Paris, mais sans avoir d’idée précise.


Pendant les 7 premières semaines de mon voyage, j’étais au Mexique, et le projet a mûri dans ma tête. Et un jour, en Colombie, je me suis dit : “Je vais réfléchir à la première visite insolite de Paris que je vais proposer”. J’étais dans un café à Medellin, et pourtant, je me baladais dans le 12ème arrondissement depuis Google Maps… et j’adorais ça


Puis tout est allé très vite. Durant l’été 2019, j’ai acheté des livres sur Paris et j’ai remis à niveau mes connaissances sur l’histoire de France. J’ai testé ma première visite sur des amis hollandais, puis j’ai mis en ligne des expériences Airbnb, pour des touristes Français et du monde entier. Début 2020, j’ai eu mes premiers contrats avec des hôtels de luxe pour proposer mes services à leurs clients et puis… le Covid est arrivé.

Mais plutôt que d’abandonner, j’ai décidé de profiter du confinement pour aller en profondeur sur des sujets jusqu’ici mis de côté : j’ai créé mon site, développé de plus en plus ma com, créé un vrai écosystème d’acteurs du tourisme autour de moi...

Au fil des mois, je me suis rendue compte que peu de Français font découvrir leur ville de manière authentique et “fun”, et que j’ai donc ma carte à jouer !


J’aime montrer Paris avec mon French accent, en disant que je vais dans ce bar là avec mes amis… C’est “véritable” - tout en étant exigeant sur le contenu historique ! Du fait du Covid, j’ai maintenant 1000 casquettes - et tant mieux ! Je suis guide, mais je fais aussi du conseil en marketing, du community management, de la formation hôtelière… Bref, tout ce que mon “expertise parisienne” me permet de faire.

J’adore participer à des aventures naissantes. C’est aussi pourquoi, étant donné que je guide moins du fait du Covid, je dis “oui” à tout, tant que cela est en lien avec mes centres d’intérêt : Paris, la culture, la gastronomie, l’art de vivre français…

Être auto-entrepreneur.e, c’est se rendre compte que tu peux faire pleins de choses par toi même. Ca permet d’enfin prendre de la distance par rapport aux diplômes.