[#23] Linda - I quit mon job de Directrice en communication pour devenir Coach sportive et Masseuse"


reconversion professionnelle

« J’ai eu mon bac en 2004, puis j’ai fait une fac d’histoire. Je voulais devenir reporter de guerre. C’était un vrai rêve. Mais quand tu n’as pas de réseau, il est plus difficile d’entrer dans le monde des médias TV… Qui plus est, j’avais des parents angoissés. N’ayant “que” 20 ans, j’ai fait le choix de les écouter.


Je me suis ensuite inscrite en BTS Communication des Entreprises, en alternance. Mais il y avait trop peu d’offres sur le marché, et je me suis donc réorientée en BTS Management des Unités commerciales. J’ai appris la gestion et le management, mais ça n’était pas ce que je voulais faire. J’ai donc postulé en communication dans la mode, mais j’ai essuyé les refus, car je n’avais ni expérience, ni - une fois de plus - réseau…

Blasée et lassée, j’ai décidé de monter ma propre agence de presse à 23 ans, vu que personne ne voulait de moi ! J’ai fait ça 5 ans. Je faisais tout : compta, livraisons des shoppings, présentation presse…En parallèle, je travaillais les week-ends via des missions en intérim dont une sur une plateforme téléphonique. Mes revenus étaient trop aléatoires à l’agence, et j’étais très angoissée à l’idée de perdre un client.

En parallèle de ces 5 ans à mon compte, j’ai repris mes études pour obtenir un Master en Communication à Ecole Française des Attachés de Presse, en vue d’obtenir le titre de Chargée de communication. J’ai ensuite rejoint l’agence de communication Angelo Sensini, où j’ai passé 3 ans. J’avais à ma charge un leader mondial de l’optique, associé à de très importants budgets luxe.


Au bout de 3 ans, ce client m’a proposée de le rejoindre en tant que Directrice Communication France-Benelux. J’y ai passé 3 ans et demi. J’aimais bien, mais au bout d’un certain temps, j’ai eu de plus en plus de restrictions budgétaires. Or dans la communication, sans budget, ton impact est vite limité !

Puis pendant le premier confinement, j’ai été la première personne mise au chômage partiel. J’ai donc compris que mon service n’était pas fondamental, et j’ai commencé à avoir peur pour mon job… J’ai alors pris du temps pour moi, et réfléchi à ce qui me faisait réellement vibrer.

Ces dernières années, je me suis découvert une passion pour le sport, qui m’a sauvée physiquement et psychologiquement. J’ai perdu 15 kg ! Je me disais “Un jour, j’aimerais que les filles qui se sentent mal dans leur peau puissent goûter à ce que je vis”. J’ai donc profité du confinement pour lancer un e-book PDF pour dessiner les fessiers. J’ai créé mon site, mes vidéos, et j’ai commencé à vendre mon e-book.


A l’été 2020, j’ai obtenu mon Certificat dans les Massages minceurs, et un Certificat de Préparation mentale pour les Sportifs. Et à l’automne, j’ai enfin quitté mon employeur.J’étais mal depuis 1 an, mais le confort et la sécurité me bloquaient... Tu ne sais jamais ce qui t’attends ailleurs !

Mais mon chômage partiel m’a ouvert les yeux sur ce qui se passait autour de moi et au sein de la société, et sur l’importance du bonheur ! Aujourd’hui, je donne des cours à domicile à des femmes qui veulent maigrir, ou se remettre en forme suite à un bébé, entre autres. Je pratique aussi des massages, et je prépare mon Certificat de Qualification Professionnelle, pour avoir un diplôme reconnu dans le sport.

C’est très physique et fatiguant. Mais je ne veux pas retourner au salariat, ou à la communication, trop axée “chiffre”. Et je ne veux plus avoir à rendre de comptes ou à remplir des objectifs ! Le fait de travailler sur le corps de gens me donne même envie de reprendre les études en kiné. J’ai ce besoin et cette envie de faire du bien aux gens. Les entendre me dire “Ah, je me sens mieux ! Merci !”, ça me fait du bien. J’avais besoin de plus d’humain. »