[#45] Sara - "I quit une carrière en tant que Juriste pour devenir Graphic Designer à Hong Kong"


« Je suis Juriste de formation, spécialisée en propriété intellectuelle. J’ai travaillé dans l'audiovisuel pour les films d’animation, et la télé jeunesse. Puis j’ai déménagé à Rome. Mais à chaque fois qu’on me proposait un job de juriste, je partais en courant.


J’ai alors vu passer une annonce pour un journal français, le Petit Journal. Ayant été Journaliste freelance pendant mes études, et ayant souvent hésité entre droit et journalisme, je me suis lancée. J’y suis restée 3 ans, et j’ai adoré. J’ai rencontré pleins de gens que je rêvais de rencontrer. J’ai aussi écrit deux Guides Vert sur Rome pour les éditions Michelin.

Mais j’étais à la limite du burnout, je travaillais de 7h du matin à tard le soir, week-ends inclus. Quand je faisais des sorties perso, je pensais à l’article que j’écrirais ensuite. Et puis il me manquait encore quelque chose. Je ne savais pas quoi exactement.

En déménageant à Hong Kong, j’ai rejoint la chambre de commerce, au service recrutement. Mais le poste ne me correspondait pas du tout. J’ai alors décidé de m’orienter dans la photo, et dans le graphic design en parallèle. Une amie m’a conviée à un marché mensuel d’art & craft. J’y ai créé des cartes de Noël. J’aimais beaucoup le fait que les clients jugent le résultat de mon travail, et non un quelconque diplôme...


En déménageant à Hong Kong, j’ai rejoint la chambre de commerce, au service recrutement. Mais le poste ne me correspondait pas du tout. J’ai alors décidé de m’orienter dans la photo, et dans le graphic design en parallèle. Une amie m’a conviée à un marché mensuel d’art & craft. J’y ai créé des cartes de Noël. J’aimais beaucoup le fait que les clients jugent le résultat de mon travail, et non un quelconque diplôme...


J’ai aussi fait une remise à niveau en graphic design. Le jour où je suis enfin devenue Graphic designer, j’ai “récupéré mes racines”. Je me suis dit : “Je suis à ma place, je fais ce pour quoi j’ai été conçue”.

Je peux passer des heures à chercher des solutions à un problème technique. J’aime avoir du changement tous les jours. Je me qualifie “d’artiste graphique”, parce que j’ai besoin de créer tous les jours. Peu importe quoi : un chapeau, des bijoux... Je ne me demande pas si je saurai le faire, je tente, et j’essaie de trouver des solutions si j’échoue.

Aujourd’hui, je me demande si je ne vais pas me tourner plus vers l’illustration. J’ai fait une quinzaine de formations en graphic design, mais dans 20 ans, je me formerai encore. Plus tu connais les fonctionnalités d’un logiciel, plus tu peux t’exprimer. C’est comme avec le vocabulaire d’une langue.


Avec le recul, le fil conducteur de mon parcours a toujours été la création. D’ailleurs, mon père et mon grand-père étaient artistes sculpteurs amateurs. Je crée depuis toute jeune. J’ai fait ma robe de mariée alors que je ne connaissais rien à la couture ! Quand on est jeune, on n’envisage pas moins qu’un Bac +5. J’ai mis du temps à comprendre que je ne voulais pas protéger la création, mais créer moi-même.

Tous les gens autour de moi avaient l’air satisfaits, et je ne comprenais pas pourquoi ça n’était pas mon cas. Mais depuis que je suis Graphic designer, je suis véritablement heureuse. Et quand tu es heureux dans ton métier, ça rejaillit sur toi, sur ton entourage. Quand tu es bien dans tes baskets, tu peux mieux aider et aimer les autres. »