[#51] Audrey - "I quit une carrière dans l'événementiel pour devenir Coach Instagram Business"


reconversion professionnelle

« J’ai grandi en Normandie, puis j’ai fait mes études à Lille. J’ai eu du mal à trouver un travail, parce que j’étais plus jeune, et parce que je subissais de la discrimination à l’embauche... Mais j’ai fini par travailler dans l’événementiel pendant 10 ans, jusqu’à atteindre le grade de Chef de projet senior. J’organisais des congrès médicaux et scientifiques.

Suite à ça, je suis partie au Canada, dans un pays où je sentais qu’être une femme, noire, et jeune ne serait pas un problème. J’ai pu devenir bilingue, et j’ai beaucoup voyagé. En revenant en France, j’ai emménagé à Lyon. J’ai continué dans l’événementiel. Je coordonnais le programme de conférences scientifiques. C’était une nouvelle mission. C’était cool de découvrir de nouveaux process, softwares...

Mais je n’aimais plus certains aspects du salariat : me sentir comme un numéro de sécurité sociale, ne pas laisser libre cours à ma créativité, tout faire valider, le cadre imposé du lundi au vendredi, faire valider ses vacances... Cette mission m’a fait réaliser que je n’en pouvais plus d’être prisonnière. J’avais accepté ce CDI alors qu’il ne me convenait pas… bien qu’un CDI soit un peu censé être le “graal”.


J’ai eu un déclic en deux temps. D’abord, en réalisant que dans ma mission actuelle, je pouvais optimiser mon outil. Du coup, j’ai fait une formation proposée par Pose ta dem, qui s’appelle le “Side project”. Et en parallèle, je passais des entretiens pour quitter ma mission. J’ai dû faire une étude de cas, et je l’ai préparée comme si c’était une véritable propale suite à une prise de brief !


J’ai adoré bosser sur ce dossier, sans avoir à demander quoi que ce soit à personne. Et là j’ai pensé : “C’est ça dont j’ai besoin. Le salariat bride ma créativité.” Je ne prenais plus goût à travailler pour les clients que j’avais. J’ai vu ça comme une évidence. Je me suis dit : “Je dois monter ma propre boîte”. Je me suis accordé 1 mois de réflexion, puis j’ai décidé de poser ma démission à l’hiver 2020.

Pendant ma formation “Side Project”, j’avais une idée de boîte en tête. Mais j’ai fini par réaliser que ça ne me correspondait pas, que je ne serais pas motivée à me lancer le matin. En parallèle, je savais que je voulais travailler avec des femmes entrepreneures, c’est un de mes centres d’intérêt. Du coup, je voulais lancer une entreprise, certes, mais qui réponde vraiment à un besoin de cette cible là.

En mars 2020, j’ai donc lancé un sondage auprès des femmes entrepreneures : ce qui est ressorti, c’est qu’elles avaient besoin d’avoir une présence digitale, de se rendre visible. Et le réseau social sur lequel elles voulaient se lancer… c’était Instagram ! Suite à ça, j’ai donc décidé de lancer mon Agence de com, et plus précisément : mon “Accélérateur de visibilité”.


Je suis passée de “Ca fait 10 ans que je suis Senior dans l’événementiel” à “Je suis Coach Instagram business” alors que je ne connaissais à l’époque que très peu les réseaux sociaux ! Depuis l’été 2020, je suis officiellement indépendante. Pendant 1 an, j’ai développé une communauté, fait en sorte qu’elle commence à me connaître, qu’elle me fasse confiance…

J’aime aussi ma liberté : géographique, créative, bosser avec qui j’ai envie… Avant un coaching, je contacte la personne, je vois s’il y a un feeling. Je module mon emploi du temps comme je le veux. C’est trop bien. Je fais aussi développement personnel. Ce que j’adore aujourd’hui, c’est que je mêle mindset, plan d’action, tout en valorisant l’authenticité de mes clientes. Je suis à 3000% alignée. Je me sens utile.

J’étais retournée en Normandie chez mes parents pour le premier confinement et… je n’ai plus jamais quitté la Normandie ! Et surtout, je n’ai jamais eu envie de retourner au salariat. Même en période de galère ! Le salariat, je suis vraiment convaincue que ça n’est plus pour moi. J’espère qu’aucune situation financière compliquée ne me forcera à y retourner. »