[#57] Marion - "I quit mon job en marketing pour créer le média Nouvelle Empreinte"


reconversion professionnelle

« J’ai fait PSB, une École de commerce. Je voulais que plein de portes puissent s’ouvrir à moi. J’ai fait une spécialisation Marketing, suite à laquelle le “graal”, c’était de rejoindre le département Marketing d’un grand groupe. J’ai fait mon année de césure au service Marketing du groupe Accor. C’était l’ouverture du pôle réseaux sociaux : hyper intéressant. Puis j’ai rejoint la branche Marketing digital. Ca m’a pas mal plu !


Mon père ayant des hôtels du groupe Accor, j’étais vouée depuis très longtemps à reprendre leur gestion. Après PSB, je suis donc partie à Bordeaux pour me former en hôtellerie. Mais c’était un cauchemar pour moi, j’ai détesté. J’ai dû dire à mon père “Désolée, ça ne va pas le faire du tout”. Je me suis retrouvée brutalement sans plan. J’ai cherché à rejoindre un autre grand groupe, mais je n’ai pas trouvé...


En parallèle, mon oncle, qui gère une société de distribution d’équipements sportifs et de bien-être de haute technologie, cherchait quelqu’un pour développer les réseaux sociaux. Je me suis dit que c’était pas mal pour commencer. La boîte s’est vite diversifiée, et donc j’ai pu devenir Responsable marketing. J’ai beaucoup aimé, c’était libre, une petite structure, j’avais carte blanche, j’ai pu apprendre beaucoup de choses…

Mais je savais qu’au fond de moi, c’était une étape, et que je monterais mon entreprise. Après 4 ans : le Covid. Comme on travaillait avec des salles de sports et de bien être… chômage partiel. Ca faisait quelques semaines que je pensais à faire une newsletter à envoyer à mon entourage, où je leur partage ce que j’apprends sur l’écologie et les marques qui permettent de consommer bien sans se prendre la tête.

Depuis quelques années, je me renseignais beaucoup, je m’engageais de plus en plus, mes proches me posaient de nombreuses questions. Du coup, j’ai créé le compte Insta “Nouvelle Empreinte”, et les newsletters associées. A l’origine, j’ai lancé ça autour de moi, je ne pensais intéresser que mes proches. Mais pendant le confinement, j’ai eu de plus en plus d'inscriptions, et des marques m’ont contactée.


Je savais que le jour où je montrerais ma boîte, je voudrais faire un lien avec l’écologie. Du coup, je me suis dit que c’était sûrement le moment ! En plus, j’ai vite été reconnue en tant que média, alors que je n’avais pas du tout vu ça comme ça. J’ai fini par me dire : “On m’identifie comme ça, j’aime bien ce que je fais, pourquoi pas me lancer ?” Et en septembre 2020, j’ai décidé d’en faire un truc professionnel.


En parallèle, on m’a parlé de la formation “Gold up” de The Family (dédiée aux femmes entrepreneures). Je voulais prendre confiance en moi, et donc je me suis inscrite. L’expérience a été incroyable. Les intervenants étaient passionnants, et tu accèdes à une communauté de gens trop cool. Il y a beaucoup d’entraide. J’ai appris à me vendre, à pitcher…

Avant cette formation, je me disais “Mais qui suis-je pour parler d’écologie aux gens ?”. Ca m’a vraiment aidée. Suite à ça, j’ai quitté l’entreprise de mon oncle. Ca fait 1 an que je suis quasi à 100% sur mon projet Nouvelle Empreinte. J’arrive à bientôt 10 000 abonnés Insta. Je me suis posé beaucoup de questions, j’ai failli m’éparpiller. Mais finalement, j’ai décidé de me focus sur le compte Insta et sur la newsletter.

J'essaie de faire un thème par semaine : en début de semaine un post carrousel avec des chiffres, Et en fin de semaine, je mets en avant des initiatives qui pallient à ce problème. Il y a 2 semaines, j’ai posté un post sur l’impact négatif des crèmes solaires sur l’environnement ou la santé. Et en fin de semaine, j’ai partagé 9 crèmes solaires qui font du mieux qu’elles peuvent pour nous protéger sans remplir les océans de produits toxiques.


J’étais déjà libre dans mon job de salariée, je télé-travaillais comme je voulais… Mais ce que j’aime aujourd’hui, c’est d’être libre de décider de tout, et d’être hyper flexible. Alors même si être un seul cerveau à ses limites, et qu’à deux ça irait plus loin, pour l’instant, j’adore ma liberté créative ! »