[#65] Julie - "I quit mon job en marketing pour devenir slasheuse sport, santé et transformation"



« J’ai un parcours 100% Marketing. J’aimais bien apprendre à connaître comment fonctionnent les personnes, il y a ce côté “psychologie” que j’aimais bien. J’ai fait l’IAE à Grenoble puis à Nice. Je me suis spécialisée dans les Etudes marketing, puis j’ai intégré Auchan, au département Etudes et prospectives. Je faisais des études pour comprendre la satisfaction des personnes, des recherches sur les attitudes de consommation de demain...


J’ai ensuite rejoint le Groupe côté International, en Produits. J’ai fait ça pendant 3 ans, j’ai beaucoup voyagé en Europe. Puis on m’a proposé d’intégrer une nouvelle équipe pour faire le même job, mais au niveau de la stratégie globale du groupe (raison d’être, marque, RSE…). Mais plus j’avançais, plus je manquais de sens. En plus, mes collègues et moi avions souvent l’impression que notre travail tombait à l’eau. J’étais épuisée.

Je voulais faire le même métier dans une autre boîte, puis je me suis dit : “En fait… non”. J’ai fait un bilan de compétences. Je ne m’attendais à rien mais j’étais prête à tout revoir. En parallèle, Auchan avait organisé une semaine bien-être au travail. Ils ont demandé aux collaborateurs leur contribution. J’ai proposé de donner des cours de sport. J’en ai toujours fait, des trainings le weekend, seule ou avec des amis…

Grâce au bouche à oreille, mes cours se sont remplis. Pendant 1 an et demie, j’ai donné des cours 1 heure par semaine ! J’adorais ça. Animer un groupe et fédérer était naturel pour moi. J’avais un besoin de transmettre. L’activité physique permettait de me sentir mieux physiquement (surtout quand tu es assise toute la journée !) et mentalement, et elle permettait de recréer un lien authentique entre les personnes et de fluidifier les échanges.


En entreprise, tu peux rarement être 100% toi-même. Les gens venaient en fait pour profiter d’un espace d’échanges authentiques…Ma spécialité, c’est le Tabata : des circuits avec 20 secondes d’exercice (squats, pompes, abdos…), 10 secondes de repos et tu enchaînes ca plusieurs fois. Je propose des options sur les exercices, l’idée c’est que tout le monde puisse bouger !


Mais jamais je ne me serais imaginée devenir coach sportive ! Grâce à mon bilan de compétences, j’ai réalisé que ce qui m’animait, c’était fédérer le collectif. Je ne pensais plus “métier”, mais “Qu’est-ce que je fais naturellement qui peut se transformer en compétence ?”. Surtout, j’ai compris que j’avais envie d’apporter une transformation profonde dans le monde du travail, et que le sport est juste un outil.

Fin janvier 2020, j’ai quitté Auchan pour passer ma formation d’éducatrice sportive. J’ai lancé un compte Instagram, We are Team tabata, sur lequel j’ai partagé mon planning, ma vision du sport (pour la santé !), le rôle du collectif pour mieux vivre au quotidien… Pendant le confinement, j’ai donné des cours sur Zoom. Je proposais du tabata, de l’afrovibe, du stretching… Et je continue encore mes visios aujourd’hui !

J’ai eu mon diplôme en Novembre 2020, en grande partie grâce à la pratique avec la Team Tabata. Depuis, je fais des visios, du présentiel les week-ends, et je travaille sur mon projet en entreprise. Ma mission : utiliser le sport pour recréer du lien humain. Je propose des espaces d’authenticité… Au début de la séance, on discute : comment on se sent ? Pourquoi est-ce qu’on est là ? Qu’est-ce qu’on veut…?


Je fais beaucoup de facilitation. J’ai énormément lu pendant le confinement, et participé à des formations et webinars en facilitation. J’adore faire quelque chose en étant totalement qui je suis. Je me fais accompagner en ce moment pour booster ma proposition aux entreprises et leur proposer une vraie transformation. Ca fait le lien avec mon métier d’avant : comprendre la psychologie et les besoins.

Quand tu es entrepreneure, tu as souvent des moments de doutes… Tu peux avoir un inconfort sur la sécurité financière, qui n’est pas du tout le cas quand tu es salariée. Il faut avoir confiance en tes capacités, croire en ce que tu fais. Notre génération ne réfléchit plus à un “métier” dans lequel ils vont rester enfermés toute leur vie. On se dit plutôt : “A quoi je vais contribuer et comment je vais le faire en restant moi-même ?»