[#66] Jean-Julien - "I quit mon job de Chargé de com pour devenir réalisateur indépendant"


« J’ai fait une licence en Management de l’information pour devenir Chef de

projet en Gestion Electronique des Documents. Ça m'a permis de découvrir, entre autres, les métiers de la com. Mes études se sont bien passées, et en 2016, je suis parti 6 mois en tant que Chargé de com dans une station de ski. C’était un peu par hasard, ce n'était pas le but de ma formation initiale.


C’était une chouette expérience dans le tourisme. Tu skies, tu poste des photos sur les réseaux, tu animes le site internet, tu organises la stratégie de com de la station, et tu gères aussi quelques événements pour animer la station pendant la saison d’hiver… A la fin de ces 6 mois, j’étais rincé ! Ensuite, je suis parti à Toulouse, chez un franchiseur d’agence de travail temporaire. J’étais Chargé de com et Marketing.


En parallèle, j’ai lancé mon activité d’auto-entrepreneur. Je voulais faire des petites missions de com et de marketing. Je suis ensuite allé à Nantes, dans une entreprise spécialisée dans l’assurance. On avait une position d’intermédiaire, et cette posture rendait les projets de com externe assez compliqués. On faisait souvent un pas en avant, deux pas en arrière, et je n’avais pas vraiment de cadre pour mettre à profit ce que je savais faire.

Au début, j’étais plein d’espoir, je me disais : “Je vais pouvoir changer les choses”. Mais j’ai vite déchanté, et je me suis littéralement épuisé à la tâche. A la fin de ma période d’essai, j’ai commencé à dérailler sur le plan émotionnel. J’allais bosser, mais je ne pouvais pas bosser ! On me proposait assez peu de projets intéressants, j’ai passé beaucoup de temps à créer des chartes graphiques sur PowerPoint….

Au bout d’un certain temps, je ne pensais qu’à ça, je n’en dormais plus la nuit, ça me pourrissait la vie de m'ennuyer au boulot. Une nouvelle Directrice et un Responsable com sont arrivés. Ça a commencé à bouger… mais c’était trop tard. Je n’étais plus dans le mood, j’avais envie d’autre chose. Et un jour, un événement m’a mis la puce à l’oreille quant au fait que je devais quitter cette entreprise.


Après que je l’ai filmé dans le cadre d’un projet internet, un collègue a dit à mon Responsable: “Il faut qu’on se professionnalise sur le vidéos : Jean-Julien n’a pas vérifié que mon bouton n’était pas attaché au niveau du col !” Or, quelques heures avant, il avait visionné la vidéo et m’avait dit: “C’est parfait”. Je l’ai tellement mal vécu ! J’avais fermé les yeux pendant tout ce temps… Et d’un coup, j’étais complètement déboussolé.

Le weekend suivant, je suis parti en randonnée de le Cantal, et au milieu des champs et des volcans, je me suis dit : “C’est un truc d’extérieur qu’il me faut, il faut que je bouge et que je puisse m’exprimer comme je le souhaite”. C’était ça mon déclic. Et le lundi suivant... j’ai quit ! Je savais que je voulais faire quelque chose autour de la com photo et vidéo. J’avais 2,3 clients mais je ne voyais pas comment me lancer vraiment dans le truc.

Une agence spécialisée dans la refonte des identités visuelles dans l’art de vivre, Exceptio Studio, m’a proposé de l’accompagner. Leur travail est hyper pointu. Elles refont par exemple des étiquettes de bouteilles de vin. On a commencé à bosser ensemble, et je leur ai proposé de faire des vidéos. De fil en aiguille, j’ai décidé de me mettre à mon compte pour faire de la vidéo, de la photo, et du conseil en com.


Je suis parti de la boîte en septembre 2021. J’étais déjà auto-entrepreneur depuis 5 ans, en parallèle de mon CDI… mais là, je le suis enfin à temps plein ! J’arrive dans un monde que je ne connais pas. Le premier lundi matin, tu te dis : “Bon, qu’est-ce que je vais faire ?”. J’ai peur de ne pas réussir à faire aboutir le truc. Mais je mets toutes les chances de mon côté, je secoue mon réseau.


A terme, j’espère construire une vraie agence, basée sur 3 piliers : vidéo, conseil en com, et formation sur ces sujets là… mais toujours en s’adressant à des PME, à des TPE, ou à des gens qui n’ont pas forcément l’argent pour un gros accompagnement. Il y a de beaux métiers, de beaux savoirs faires qui sont à valoriser et qui n’ont pas le temps, l’argent, ou les compétences pour faire rayonner leur marque. Et mon but... c’est de les aider ! »