[#82] Amalric & François - “We quit le salariat pour fonder My Way”


reconversion

« Amalric : J’ai fait un IAE en Compta Contrôle Audit. Je voulais devenir expert comptable. Mais grâce à un stage de 3 mois, j’ai changé d’avis sur ce métier. J’étais attiré par l’Afrique et le Moyen-Orient. Après mon M1, j’ai fait une pause pour apprendre l’Arabe 1 an en Jordanie. A la fin de mon Master, je voulais repartir, en Afrique ou au Moyen-Orient. J’ai décroché un VIE chez la CMA CGM alors pendant un stage en finance au Luxembourg.


Toujours en finance mais dans un environnement dépaysant j’ai vécu au Caire pendant 1 an, puis je suis allé en Tanzanie sur un poste de recouvrement. C’est là que j’ai développé ma fibre commerciale grâce à des échanges quotidiens avec mes clients. J’aimais être à leur contact… j’étais à l’aise. A la fin de mes 2 ans de VIE, je suis rentré en France pour prendre un poste de Biz dév à Paris, dont le périmètre couvrait Afrique de l’Est et le Moyen-Orient. »


François : Suite à ma prépa commerce, j’ai été désillusionné en Ecole par le paradoxe entre mon Master en “Management” et l’absence de management. Pour mon stage de fin d’études, j’ai suivi le cursus en partenariat avec Saint-Cyr : le “commandement” était ce qui ce se rapprochait le plus du “management”... A l’armée, j’ai beaucoup entendu parler de l’Afrique. Ça a aiguisé ma curiosité. J’ai rejoint une startup commerce au Cameroun. »

J’ai quit radicalement, et je suis rentré à moto en France. C’était une très belle expérience de 2 mois, c’était hyper cool de se dire “Le champ des possibles reste ouvert !”. A mon retour, j’ai envisagé de rejoindre l’armée. Mais c’était trop administratif, et j’ai décidé de rester réserviste. J’ai rejoint la CMA GCM au Gabon, en export de bois (forestier, chargement des conteneurs), en tant que Commercial. C’est là que j’ai rencontré Amalric.

Au bout de 2 ans, je me retrouve à Marseille, à faire du financement de cargaison, une activité très terrain auprès des producteurs (de café, de cacao… à la Jacques Vabre), mais aucun déplacement n’était possible pendant le Covid.

A germé l’idée qui nous a rapproché Amalric et moi de faire quelque chose à notre compte, très “terrain”, qui nous permette de rencontrer des gens.


Amalric : J’aimais mon job de Biz dév, mais pas le fait d’être à Paris. J’ai quitté ma boite pour rejoindre la CMA CGM au Maroc. Puis j’ai été muté à Marseille pour devenir Responsable commercial Afrique. Ce qui était intéressant dans mon job, c’était le terrain… qui s’évaporé pendant le Covid. Avec François, on ne comptait pas faire carrière dans cette boite.

Quand tu es salarié, tu rapportes plus à ton employeur que ce qu’il te paie. Et tu rends tout le temps des comptes : pourquoi ne pas tenter de travailler pour soi ?

Le Covid a été synonyme de perte de relation. On s’est dit qu’il serait intéressant de refaire des stages (des “immersions”) pour permettre aux gens de faire des rencontres et de partager un moment convivial et bien réel. En France, de nombreux bilans de compétences sont délivrés : mais la phase de prospection et d’enquête métier est rapide : tu appelles 2,3 personnes, tu regardes en ligne, et tu te lances… si tu te lances !

My Way, c’est une solution complémentaire au bilan de compétences. Tu découvres un métier en le “pratiquant”, et ton Guide te transmet la réalité de la reconversion, souvent méconnue.


François : Il s’agit d’immersions auprès d’un pro, engageantes (et pas un simple café !), pendant 1 journée. En plus, les retours de ton immersion, si celle-ci a lieu pendant ton bilan de compétences, permettront à ton coach d’affiner son bilan.


Amalric : Grâce à My Way, on est tout le temps sur le terrain. On rencontre des gens qui savent de quoi est faite une reconversion, les hauts et les bas, les risques et les joies.

François : On ne discute qu’avec des passionnés qui ont choisi leur métier : c’est une bouffée d’air frais ! Ils ont vécu une vie avant, puis ont mis leurs compétences au service d’une profession qu’ils ont choisie. Ils ont un peu “trouvé la clé du système”. Même si leur quotidien n’est pas rose ! Dans le salariat, même si tu n’aimes pas ton job, tu peux aimer l’environnement (bureaux, collègues…). Mais indépendant, tu es seul face à tes pensées, à tes difficultés.

Amalric : A date, on a plus de 100 Guides.


François : On va lancer une communauté d’échanges exclusifs entre personnes reconverties / en reconversion : en ligne, mais aussi dans le cadre d’apéros, à Marseille ou ailleurs ! »