[#95] Amandine - “I quit l’informatique pour devenir hypnothérapeute et numérologue à Montréal”


reconversion

« Après le Bac, j’ai voulu être en alternance. Je voulais être indépendante le plus vite possible. J’ai fait un Bachelor en Marketing et com. J’avais envie de toucher un peu à tout. J’ai fait 3 ans d’alternance. Je suis restée dans ma première entreprise, une boîte d’édition qui créait des formations pour l’industrie. C’était une boîte canadienne basée en France. J’étais libre, j’apprenais beaucoup, c’était hyper divers.


Au bout de 2 ans, je suis partie dans une autre société spécialisée dans le développement de logiciels pour la réservation en ligne orienté tourisme. J’ai passé 1 an dans cette boîte où j’assistais un peu tous mes collègues en fonction de leurs besoins. Puis on m’a proposé un CDI en support technique pour assister les clients dans la formation et l’utilisation des logiciels. Je me suis dit : “J’ai 20 ans, un CDI c’est bien”. J’y ai passé 11 ans !

Mais tous les 3 ans, je changeais de poste et de mission. Au début, c’était du support client basique (tél, mail). Puis je suis passée sur du dév, de la technique. Je me suis beaucoup déplacée en France pour former les clients. Le sujet de la formation ne me plaisait pas à 300%, mais le fait de rencontrer, transmettre et aider du monde, ça m’animait énormément. Il y a 6 ans, je suis passée Responsable du service support client et formé une équipe.

Un jour, mon conjoint a eu une proposition de mutation à Montréal. J’ai demandé à mon patron si je pouvais télétravailler pour eux. Même si je ne pouvais pas rester Responsable de service en partant à 7000 km, j’étais complètement partante pour basculer sur un job plus axé technique, gestion de projet interne, assistance des développeurs… Il a accepté, et j’ai continué à distance pendant 3 ans.


Mais en arrivant à Montréal, ça a été super dur. J’étais déprimée, triste, voire même angoisée. J’ai mis énormément de temps à identifier ce qui clochait. J’ai fini par réaliser que c’était mon travail. J’avais déjà eu plein de signaux par le passé, et c’est pour ça que je changeais tous les 3 ans. Mais là j’avais fait le tour à 2000% et je ne voulais pas me l’avouer. En plus, j’avais très peur de dire au revoir à mon confort financier.

Juste avant de partir à Montréal, au fond, j’en avais un peu marre. Mais je m’étais dit : “Je déménage à l’autre bout du monde, mais garder un point d’ancrage me rassure”. En parallèle, depuis une dizaine d’années, je suis passionnée par le développement personnel, le bien-être, le fonctionnement de l’humain. J’ai trouvé une école à Montréal qui propose une formation pour pratiquer des soins énergétiques.

Pendant 1 an et demi, je me suis formée à la numérologie, au tarot et à l’hypnose en parallèle de mon job. Ça a été la révélation. Ça me plaisait et m’animait énormément. Mais toute mon énergie était prise par mon travail… c’était dur de faire les deux. J’ai commencé à envisager que je pourrais en faire mon métier. Je me suis dit : “Ok, résoudre des bugs j’adore ça. Mais je veux résoudre des bugs sur l’humain”.


Au final, je n’étais pas à l’ouest dans mon travail : ça m’a permis de réaliser que j’adorais transmettre, former, aider, trouver des solutions. En août 2021, j’ai annoncé à mon patron que j’allais quit. Je suis rentrée en France en février 2022, j’ai terminé mon contrat en mars, et je suis allée voir Pôle Emploi. Ils m’annoncent que je n’ai droit à rien, contrairement à ce que je pensais. C’est la douche froide.


Deux choix s’offraient à moi : me plaindre ou rebondir. J’ai choisi l’option 2, et je me suis suis lancée à 100% dans l’hypnose et la numérologie. J’adore permettre à une personne de passer d’un état à un autre, lui montrer un autre point de vue, focus sur le positif, sur les belles choses. En fait, j’adore la “programmer” à autre chose, surtout dans une ère où on entend en permanence que tout va mal, que c’est la crise…

J’ai pu faire plein de séances, mais pas assez pour en vivre. J’ai donc commencé un job à mi-temps. Je suis revenue à Montréal en août 2022. L’objectif, c’est de pouvoir en vivre décemment. Si besoin, je n’hésiterai pas à reprendre un mi-temps en parallèle. Quand on croit en ce qu’on fait, et que ça nous anime, c’est complètement ok de trouver des solutions, même si elles ne sont pas ce qu’on aurait voulu. »